La propostion consiste dans la représentation d’une personne nue dans une posture qui lui est naturelle, autant qu’il est concevable

d’y parvenir dans le contexte artificiel d’une prise de vue en studio.

La mise en œuvre rend compte de l’instant où, pour la première fois, le modèle se retrouve nu, en pleine lumière, face au photographe,

avec son lot de sentiments partagés sur son propre corps.

Le protocole de prise de vue est simple et invariable : L’éclairage symétrique et le rideau de fond s'inspirent de la cabine de Photomaton. 

Unique parure, la chaussure à talon est, au delà du symbole de séduction, l’instrument contraignant d’un exercice d’équilibre et l’accessoire

ludique qui offre la possibilité de jouer un rôle, qui autorise d’enfreindre les convenances sociales.


Dans l’éternelle quête d’un idéal féminin, on peut supposer que chacun s’attardera sur l'image qui satisfait son gout personnel

(tout ou parties du corps) ; que les femmes y verront également un moyen de comparaison et d’évaluation de leur propre corps.

Ainsi cette série se pose-t’elle, en rapport à ce vieux mythe de la Femme Idéale, comme la tentation d’exister à travers le pouvoir

de séduction du corps, dans une société qui voudrait pourtant nous faire croire le contraire en pronant l’égalité et la parité.